Comment surveiller votre e-réputation
Le 28/09/2007
Surveiller sa réputation ne s’improvise pas. Blogs, réseaux sociaux, forums, bookmarks… Le nombre et le type de sites à inspecter est tel que certaines entreprises en ont fait leur activité. […]
“La première étape d’une veille d’image consiste à cartographier les zones les plus sensibles du Web et évaluer leur impact pour une société donnée”, explique Philippe Duhot, cofondateur de l’agence Optin Power, spécialisée dans les solutions permettant d’entretenir une réputation positive. Il faut pour cela dresser une liste de sites sources à surveiller. “Un site de référence sur un thème précis peut parfois être moins dangereux qu’un simple blog, souvent plus actif.”
“Cette étape est la plus complexe, car elle nécessite de la part des entreprises l’expression d’un besoin précis, afin de pouvoir définir avec elle des mots-clés et des thèmes à surveiller“, explique Christophe Asselin, consultant en veille stratégique chez Digimind. Cette société française édite une solution permettant d’assurer une veille stratégique sur Internet. D’ici le mois de novembre Digimind devrait d’ailleurs lancer la commercialisation d’un module pour surveiller son e-réputation.
“Même avec une sélection des seules sources Web potentiellement influentes, le nombre et la variété des contenus à analyser nécessite une capacité de puissance très importante.”
Départ de feu : comment réagir ?
Lorsqu’une information sensible est découverte, plusieurs solutions s’offrent à l’entreprise, avec des résultats variables :
- Transférer le dossier à son service juridique :
“Beaucoup préférèrent avoir recours à leur service juridique lorsqu’elles sont face à des messages d’internautes qu’elles jugent insultants.” Mais pour Christophe Asselin, de Digimind, “faire parler les avocats donne généralement un résultat catastrophique. Si un blogueur reçoit une mise en demeure concernant un billet qu’il a publié, il y a de grandes chances pour qu’il profite de cette occasion pour avertir ses lecteurs. Il se donne ainsi une certaine crédibilité aux dépens de l’entreprise.“
- Ne rien faire :
“C’est parfois préférable“, note Christophe Asselin. Car réagir à une information confidentielle peut entraîner un effet “boule de neige” dangereux pour l’entreprise. “Toute la subtilité réside dans l’évaluation de la crédibilité et de l’influence de la source. Quelquefois, une information gênante peut ne pas avoir de retentissement. Ne pas réagir permet donc de ne pas lui donner trop d’importance.” Le Journal du Net . 28 septembre 2007.
Revue de presse
- 25/02/10 Challenges : “Comment vibre internet” ou Comment analyser l’importance d’un buzz
- 11/02/10 Renault, N°1 du baromètre du buzz
- 09/12/09 Le buzz continue de surprendre les marques
- 27/10/09 Un logiciel d’e-réputation pour analyser et anticiper
- 06/10/09 Les nouvelles fonctionnalités de Digimind.8
- 05/08/09 2 Questions à… Renaud Finaz de Vilaine, responsable de la communication de Micropole Univers
- 30/06/09 Thomas Ollivier : de la logistique à l’Intelligence économique




